
Hors réseau, chaque litre d’eau qui arrive au robinet a été déplacé par une pompe, et chaque wattheure qu’elle consomme vient de la batterie. Une pompe mal choisie tourne trop longtemps, démarre sans cesse ou appelle un courant que le convertisseur encaisse mal. Le bon choix dépend de trois données : d’où vient l’eau, à quelle hauteur il faut la monter, et quel débit on attend.
Les trois chiffres à connaître
La hauteur d’aspiration est la différence de niveau entre la surface de l’eau et la pompe, si celle-ci est placée au-dessus. La hauteur de refoulement est celle que l’eau doit gravir après la pompe, augmentée des pertes dans les tuyaux et de la pression souhaitée au robinet. Le débit, enfin, se compte en litres par minute : quelques-uns suffisent pour un évier, une douche confortable en demande davantage. Dix mètres de hauteur correspondent à environ un bar de pression.
La pompe à membrane 12 ou 24 V
C’est la pompe des camping-cars et des bateaux : compacte, auto-amorçante, elle se branche directement sur la batterie, sans convertisseur.
- Ses atouts : faible consommation, démarrage automatique par pressostat à l’ouverture d’un robinet, tolérance à la marche à sec pour la plupart des modèles.
- Ses limites : un débit modeste, un fonctionnement par à-coups, du bruit et des vibrations.
Elle convient parfaitement à une micromaison alimentée par une cuve proche.
La pompe immergée basse tension
Descendue dans la cuve, le puits ou le forage, elle refoule l’eau au lieu de l’aspirer. Certains modèles fonctionnent directement sur panneaux solaires, sans batterie : ils pompent quand il y a du soleil et remplissent un réservoir en hauteur.
La pompe de surface 230 V. Plus puissante, elle fournit débit et pression comme sur le réseau. Elle exige un convertisseur capable d’absorber son courant de démarrage et consomme nettement plus. À réserver aux installations électriques confortables.
Les pompes sans électricité
- La pompe à main ou à pied : fiable, silencieuse, parfaite pour un évier dans une cabane occupée ponctuellement.
- Le bélier hydraulique : il utilise l’énergie d’un cours d’eau pour remonter une partie du débit, sans aucun moteur.
- La gravité : un réservoir placé en hauteur alimente les robinets sans pompe ; trois mètres de dénivelé donnent déjà un filet utilisable.
Les accessoires qui réduisent la consommation
- Le vase d’expansion, ou réservoir à vessie : il stocke de l’eau sous pression, lisse le débit et évite à la pompe de démarrer à chaque ouverture de robinet.
- Le pressostat bien réglé.
- Le filtre en amont, qui protège la pompe des impuretés.
- Des tuyaux de diamètre suffisant et un parcours court : moins de pertes, donc moins d’énergie.
- Une robinetterie économe : mousseurs, pomme de douche à faible débit.
Lire une fiche technique
- la courbe débit-hauteur, qui indique le débit réel à la hauteur de votre installation ;
- la consommation en ampères ou en watts ;
- la hauteur d’aspiration maximale ;
- la tolérance à la marche à sec ;
- le niveau sonore ;
- la compatibilité avec l’eau destinée à la boisson, si c’est l’usage.
Limiter le bruit. Fixez la pompe sur des plots souples, raccordez-la par des flexibles et éloignez-la des cloisons légères, qui font caisse de résonance.
Le gel. Une pompe pleine d’eau éclate au gel : placez-la hors gel ou vidangez-la avant l’hiver, en suivant nos conseils contre le gel des canalisations.
Quelle pompe pour quelle installation
- Cuve voisine, usage quotidien modeste : pompe à membrane 12 V et vase d’expansion.
- Puits ou forage : pompe immergée, éventuellement solaire, vers un réservoir.
- Cabane de week-end : pompe à pied.
- Terrain en pente : réservoir en hauteur et gravité.
Le stockage est comparé dans le choix entre cuve enterrée et réservoir aérien, et l’alimentation électrique en courant continu dans câblage en 12 V ou en 230 V.