Guide d’achat : bien choisir son convertisseur de tension 12V/230V

Guide d'achat : bien choisir son convertisseur de tension 12V/230V
Crédit : mosug.com

Le convertisseur transforme le courant continu de la batterie en 230 V alternatif, celui des prises d’une maison. C’est lui qui permet de brancher un ordinateur, un outil ou un mixeur dans une cabane hors réseau. Mal choisi, il fait disjoncter au démarrage du réfrigérateur, vide la batterie à vide ou abîme les appareils. Quatre critères suffisent à bien l’acheter.

1. La forme d’onde

  • Pur sinus : le courant produit est identique à celui du réseau. Tous les appareils fonctionnent normalement.
  • Sinus modifié, ou quasi-sinus : moins cher, il convient à des appareils simples, mais fait chauffer ou bourdonner les moteurs, perturbe certaines alimentations électroniques et peut endommager des appareils sensibles.

Pour un habitat, le pur sinus est le seul choix durable.

2. La puissance

  • La puissance continue, en watts : additionnez la puissance des appareils susceptibles de fonctionner en même temps, et ajoutez une marge.
  • La puissance de pointe : les moteurs, compresseurs de réfrigérateur et pompes appellent au démarrage plusieurs fois leur puissance nominale pendant un instant. Le convertisseur doit l’encaisser.

Ne surdimensionnez pas pour autant : un gros convertisseur consomme davantage à vide.

3. La consommation à vide

Allumé sans rien alimenter, un convertisseur consomme de quelques watts à plusieurs dizaines de watts. Sur vingt-quatre heures, cela peut représenter davantage que l’éclairage de toute la cabane. Regardez :

  • la consommation à vide indiquée sur la fiche ;
  • la présence d’un mode économie, qui met le convertisseur en veille et le réveille quand un appareil est branché ;
  • la possibilité d’une commande à distance, pour l’éteindre facilement.

Voir aussi éliminer les consommations fantômes.

4. La tension d’entrée

Le convertisseur doit correspondre à la tension du parc de batteries : 12, 24 ou 48 V. À 12 V, un convertisseur de 2 000 W appelle plus de 160 A à pleine charge : au-delà d’un millier de watts, un parc en 24 V est préférable.

Le rendement

Il indique la part de l’énergie de la batterie réellement transmise aux appareils. Les bons convertisseurs dépassent 90 % à charge moyenne, mais le rendement chute à très faible charge : raison de plus pour ne pas surdimensionner.

Les protections à vérifier

  • coupure en cas de tension de batterie trop basse, avec seuil réglable ;
  • protection contre la surcharge, le court-circuit et la surchauffe ;
  • compatibilité annoncée avec les batteries lithium si vous en utilisez.

Convertisseur seul, convertisseur-chargeur ou hybride

  • Le convertisseur seul : il ne fait que produire du 230 V.
  • Le convertisseur-chargeur : il recharge aussi la batterie depuis un groupe électrogène ou une prise.
  • L’onduleur hybride : il ajoute le régulateur solaire ; nous le comparons au régulateur seul dans onduleur hybride ou régulateur MPPT.

L’installation

  • Des câbles courts et de forte section entre batterie et convertisseur : c’est la liaison la plus sollicitée de l’installation.
  • Un fusible adapté, au plus près de la batterie.
  • Un emplacement ventilé et sec, à l’écart des batteries au plomb ouvertes.
  • Côté 230 V : un dispositif différentiel 30 mA et des disjoncteurs, comme dans un logement, selon les règles de câblage en 230 V.

Peut-on s’en passer ?

En partie. L’éclairage, la pompe, la recharge des téléphones et certains réfrigérateurs fonctionnent directement en courant continu. Le convertisseur ne s’allume alors que pour les usages ponctuels, et la batterie y gagne. La liste de vos appareils, établie avec le calcul des besoins énergétiques, indique la puissance nécessaire ; un cas chiffré figure dans notre exemple d’installation complète.

À lire aussi

Laisser un commentaire