Ouate de cellulose : avantages et inconvénients en petit volume

Ouate de cellulose : avantages et inconvénients en petit volume
Crédit : mosug.com

La ouate de cellulose est fabriquée à partir de papier recyclé, défibré et additionné de produits qui la protègent du feu et des moisissures. C’est l’un des isolants biosourcés les moins chers, et l’un des plus efficaces contre la chaleur d’été. Dans un petit volume, elle a de vrais atouts, mais sa mise en œuvre demande plus de matériel que la pose de panneaux.

Sous quelles formes

  • En vrac, soufflée : projetée à la machine sur un plancher de combles, en couche épaisse.
  • En vrac, insufflée : injectée sous pression dans des caissons fermés, murs, rampants, planchers.
  • En projection humide : sur une paroi ouverte, technique réservée aux professionnels.
  • En panneaux semi-rigides : à poser comme une laine, sans machine.

Ses atouts

  • Le prix : en vrac, c’est l’un des isolants les plus économiques.
  • Le confort d’été : sa densité lui donne un bon déphasage.
  • Le remplissage : insufflée, elle épouse les moindres recoins, autour des gaines et des pièces de bois, là où un panneau laisse des vides.
  • L’humidité : elle tolère les variations de vapeur d’eau et aide à les réguler.
  • L’environnement : une matière recyclée, une fabrication peu gourmande en énergie.
  • L’acoustique : bonne absorption.

Les inconvénients

  • Le tassement : mal dosée, la ouate en vrac se tasse avec le temps et laisse un vide en haut des parois verticales. La densité d’insufflation prescrite par le fabricant doit être respectée.
  • Le matériel : l’insufflation nécessite une machine, à louer ou à faire manier par un professionnel.
  • La poussière pendant la pose : masque indispensable.
  • L’eau liquide : une fuite la détrempe ; elle sèche mal dans un caisson fermé.
  • Le poids : plus élevé que celui d’une laine souple à épaisseur égale.
  • Les additifs : leur nature varie selon les fabricants ; consultez la fiche du produit.

Ce que change un petit volume

  • Les vibrations : sur une micromaison routière, les secousses favorisent le tassement de la ouate en vrac dans les murs. Les panneaux semi-rigides, ou une insufflation à forte densité dans des caissons de faible hauteur, sont plus sûrs.
  • Les petites quantités : mobiliser une machine pour quelques mètres carrés n’est pas toujours rentable ; les panneaux retrouvent alors leur intérêt.
  • Les parois minces : la ouate n’isole pas mieux à épaisseur égale que les autres laines ; elle ne compense pas un manque d’épaisseur.
  • Le poids total, à intégrer au calcul sur une remorque.

Bien la mettre en œuvre

  • Des caissons fermés et étanches, sans communication entre eux.
  • Un frein-vapeur côté intérieur, posé et collé avant l’insufflation si l’on insuffle à travers lui, selon les règles de pose du pare-vapeur.
  • Un pare-pluie ou un panneau côté extérieur, capable de résister à la pression d’insufflation.
  • La densité prescrite, contrôlée en pesant la quantité introduite.
  • Des protections autour des conduits de fumée et des spots encastrés : les distances de sécurité s’imposent.

Où l’utiliser

  • En toiture et en rampants : c’est là que son déphasage est le plus utile.
  • En plancher, dans des caissons fermés.
  • En murs, de préférence en panneaux pour un habitat mobile.

Les mentions à chercher sur la fiche

  • la conductivité thermique et la densité de mise en œuvre ;
  • l’existence d’un avis technique ou d’une certification ;
  • le classement de réaction au feu ;
  • la composition.

Sources

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