Double ou triple vitrage : quel impact dans un micro-habitat ?

Double ou triple vitrage : quel impact dans un micro-habitat ?
Crédit : mosug.com

Dans un micro-habitat, les fenêtres occupent une part importante des parois : c’est par elles qu’entre la lumière, mais aussi que s’échappe une bonne partie de la chaleur. Le triple vitrage isole mieux que le double, c’est entendu. Reste à savoir si le gain justifie son poids, son prix et la perte d’apports solaires dans un volume de vingt mètres carrés.

Les chiffres à lire

  • Ug : le coefficient de transmission thermique du vitrage seul. Plus il est faible, mieux il isole. Un double vitrage à isolation renforcée courant affiche environ 1,1 W/m².K ; un triple vitrage, autour de 0,6.
  • Uw : le même coefficient pour la fenêtre entière, châssis compris. C’est lui qui compte, car un bon vitrage dans un mauvais cadre perd son intérêt.
  • Le facteur solaire (g ou Sw) : la part de l’énergie solaire qui traverse le vitrage. Plus il est élevé, plus la fenêtre chauffe la pièce au soleil.
  • La transmission lumineuse : la part de lumière visible transmise.

Ce que le triple vitrage apporte. Les déperditions à travers la surface vitrée diminuent, et la paroi intérieure, plus chaude, donne moins de sensation de froid près de la fenêtre et moins de condensation. L’isolation acoustique s’améliore aussi, selon la composition du vitrage.

Ce qu’il coûte

  • Du poids : un triple vitrage pèse environ moitié plus qu’un double. Sur une micromaison routière, quelques fenêtres représentent des dizaines de kilos ; les ouvrants et leurs ferrures doivent suivre.
  • Des apports solaires moindres : la troisième vitre et ses couches réduisent le facteur solaire. Au sud, en hiver, on perd une partie du chauffage gratuit.
  • Un peu de lumière en moins.
  • Un prix plus élevé.

Raisonner façade par façade

  • Au nord, où le soleil ne donne pas : le triple vitrage n’a que des avantages thermiques.
  • Au sud, un bon double vitrage laisse entrer davantage de chaleur solaire en hiver ; le bilan peut lui être favorable en climat tempéré. Une protection solaire extérieure reste nécessaire en été.
  • À l’est et à l’ouest, les risques de surchauffe estivale dominent : la protection solaire compte plus que le nombre de vitres.

Voir comment orienter sa micromaison pour l’hiver.

Selon le climat. En montagne ou dans les régions aux hivers longs, le triple vitrage se justifie plus facilement. En climat doux, un double vitrage performant, bien posé, suffit le plus souvent.

Le châssis et la pose comptent autant

  • Le châssis : bois, PVC, aluminium à rupture de pont thermique. Dans une petite fenêtre, le cadre représente une grande part de la surface : son isolation pèse lourd dans le Uw.
  • L’intercalaire entre les vitres : un intercalaire isolant, dit « à bords chauds », limite la condensation en périphérie.
  • La pose : une fenêtre excellente mal raccordée à la paroi fuit à l’air. Le raccord entre dormant, membrane d’étanchéité et pare-pluie doit être continu, point développé dans l’étanchéité à l’air d’une micromaison mobile.

Le cas de la micromaison mobile. Les vibrations de la route sollicitent les vitrages et leurs joints. Choisissez des menuiseries robustes, des vitrages de dimensions raisonnables, et vérifiez le poids total avant de généraliser le triple.

La condensation sur les vitres

Elle signale un excès d’humidité et un manque de ventilation plus qu’un défaut du vitrage, que règle une ventilation adaptée, par exemple une double flux décentralisée.

Triple vitrage au nord et en climat froid, bon double vitrage ailleurs, et dans tous les cas un châssis isolant et une pose soignée. La surface vitrée elle-même est le premier réglage : trop de vitrage refroidit l’hiver et surchauffe l’été, quel que soit le nombre de vitres. Les autres points faibles de l’enveloppe sont passés en revue dans les erreurs d’isolation à éviter.

Sources

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