Traiter naturellement le bois de son abri contre les nuisibles

Traiter naturellement le bois de son abri contre les nuisibles
Crédit : mosug.com

Un abri en bois attire trois sortes d’ennemis : les insectes qui se nourrissent du bois, les champignons qui le font pourrir, et les rongeurs qui s’y installent. Avant de chercher un produit, il faut savoir que la meilleure protection est constructive : un bois sec et ventilé n’intéresse ni les champignons ni la plupart des insectes. Les traitements naturels viennent en complément.

Identifier le problème

  • Petits trous ronds et fine sciure claire : insectes à larves xylophages, comme les vrillettes.
  • Trous ovales plus gros, bruit de grignotement : capricornes, dans les résineux.
  • Bois qui s’effrite, galeries remplies de terre : termites. Dans les zones concernées, leur présence doit être déclarée en mairie, et le traitement relève d’un professionnel.
  • Bois noirci, mou, filaments blancs ou cotonneux : champignons, donc excès d’humidité.
  • Crottes, isolant déchiqueté, câbles rongés : souris, mulots, loirs.

Un bois grisé en surface, lui, n’est pas attaqué : c’est l’effet normal du soleil et de la pluie.

La prévention constructive

  • Éloigner le bois du sol : plots, lisse basse surélevée, pas de terre ni de végétation contre les parois.
  • Évacuer l’eau : débords de toit, gouttières, bavettes, coupes d’égout sur les pièces horizontales.
  • Ventiler : lame d’air derrière le bardage, dessous d’abri ouvert à l’air.
  • Choisir une essence durable pour les pièces exposées : douglas hors aubier, mélèze, châtaignier, robinier.
  • Supprimer l’aubier, partie tendre que les insectes préfèrent.
  • Protéger les bouts de bois, par où l’eau pénètre.

Les traitements naturels

  • L’huile de lin, pure ou en mélange : elle nourrit le bois et le rend moins perméable à l’eau. Elle ne tue ni insectes ni champignons. Attention : les chiffons imbibés peuvent s’enflammer spontanément ; faites-les sécher à plat ou trempez-les dans l’eau.
  • Le brûlage superficiel (bois brûlé, ou yakisugi) : la couche carbonisée résiste mieux à l’eau, aux UV et aux insectes.
  • Les peintures à l’ocre et à la farine : une protection de surface économique pour les bardages bruts.
  • Le sel de bore : fongicide et insecticide longtemps cité comme alternative ; il est aujourd’hui classé toxique pour la reproduction, et son usage par les particuliers est restreint.
  • Les huiles essentielles et le vinaigre : leur effet est faible et temporaire ; ils ne traitent pas une infestation.

Aucun produit « naturel » ne remplace un traitement curatif professionnel sur une attaque active de capricornes ou de termites.

Traiter une attaque limitée

  • remplacer les pièces dont la section est entamée ;
  • pour un objet ou une petite pièce, la chaleur ou le froid prolongé tuent les larves ;
  • supprimer la cause : humidité, contact avec le sol ;
  • surveiller l’apparition de sciure fraîche au printemps.

Les rongeurs

  • Fermer les accès : grillage métallique à mailles fines sous le plancher, aux entrées d’air et autour des tuyaux. Une souris passe par un trou de la largeur d’un doigt.
  • Ne rien laisser à manger : graines, croquettes et réserves dans des boîtes métalliques.
  • Supprimer les abris à proximité : tas de bois contre la paroi, herbes hautes.
  • Piéger si nécessaire, plutôt que d’empoisonner : les rodenticides touchent aussi les prédateurs.
  • Favoriser les prédateurs : un nichoir à chouette ou un perchoir à rapaces aident sur un grand terrain.

Les insectes qui ne mangent pas le bois. Guêpes et frelons s’installent sous les toitures : bouchez les accès en hiver. Les fourmis charpentières signalent souvent un bois déjà humide.

L’entretien annuel

  • inspecter le bas des parois, les angles et le dessous de l’abri ;
  • nettoyer les gouttières ;
  • renouveler la protection de surface quand l’eau ne perle plus ;
  • dégager la végétation.

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